Sensibiliser le grand public aux troubles des DYS, faire progresser la cause des enfants et des adultes porteurs de ces difficultés – souvent intenses – à l’apprentissage : voici les objectifs de la 12ème journée nationale des DYS organisée le 10 octobre 2018. Sous la houlette de la Fédération Française des DYS, parents d’associations et professionnels se mobilisent une nouvelle fois dans toute la France. Parmi les temps forts de cette journée : une session de conférences à Paris autour des sujets impactant le quotidien des DYS.

Le dépistage de ces troubles fait figure de priorité. Selon la FFDYS, aucune étude fiable ne permet de donner des chiffres sur les troubles DYS en France ; pour autant, il est estimé que 6 à 8% de la population française est concernée.

Mais que sont les DYS ? En grec, « DYS » signifie « difficile ». Une origine du mot lourde de sens puisqu’elle résume à elle seule le combat que doivent mener enfants, adolescents et adultes contre ce handicap invisible. On dénombre plusieurs formes de troubles du langage et de l’apprentissage. La plus connue, la dyslexie, concerne le langage écrit et touche 4 à 5% des élèves. La dyspraxie, qui se traduit par des difficultés de coordination, impacterait 3% des élèves tandis que 2% d’entre eux sont dysphasiques – c’est-à-dire atteints de troubles du langage oral. Citons également la dysclaculie (troubles du calcul), la dysgraphie (troubles de la coordination), ainsi que les troubles de l’attention au sens plus large.   

la lampe d'aide à la lecture Lexilight
Prototype de la lampe Lexilight

Dyslexie : des recherches portées sur la tache de Maxwell

Près de 60% des personnes dyslexiques sont dysphonétiques. Cela concerne les difficultés à distinguer les graphismes et phonèmes visuellement proches. 

Chaque œil donne au cerveau une information différente lorsqu’il voit une image telle qu’un mot. Habituellement, le cerveau ne sélectionne qu’une seule de ces images transmises par un œil appelé « dominant ». Il apparait que les cerveaux des dyslexiques n’arrivent pas à choisir l’une des deux images pour la simple et bonne raison que la paire d’yeux est dite « dominante ». Ce sont donc ces fameuses tâches de Maxwell aux formes identiques qui fondent le raisonnement des chercheurs.

Lexilight : la première lampe d’aide à la lecture

Partant de ce principe, les deux chercheurs mettent au point un outil aidant la lecture pour les dyslexiques. Le concept ? Une lampe stroboscopique à LED qui favorise à contraindre le cerveau d’oublier l’image superflue communiquée.

C’est sur ce principe que la lampe Lexilight a été conçue en étroite collaboration avec les deux chercheurs. « Nous avons fait plusieurs allers-retours avec les chercheurq afin de valider le produit ensemble et avons développé ses fonctionnalités », explique Jean-Baptiste Fontes, co-fondateur de Lexilight. Parmi elles : les deux boutons de réglage : celui de gauche qui permet de détacher les lettres et celui de droite qui ajuste la netteté. Également adaptée comme outil d’aide à l’écriture, la lampe Lexilight est « aujourd’hui testée par les chercheurs dans leur laboratoire auprès d’enfants dyslexiques » – c’est le programme Lexifirst. A ce jour, 87% des utilisateurs ont confirmé des bénéfices immédiats : réels progrès dans la lecture, visualisation des espaces, regain de confiance et plaisir à lire. 

A noter : Lexilight n’a pas pour vocation de soigner la dyslexie. Il s’agit d’une lampe d’aide à la lecture. Séances d’orthophonie, logiciels, réglettes… Lexilight se présente comme un outil supplémentaire et complémentaire de tous ceux déjà présents.